La bientraitance en maison de retraite :

 

C’est une culture du respect des besoins et des attentes des aînés, mis en place par les établissements médicaux et les professionnels des services à la personne.

Cette démarche vise à mettre en place la meilleure façon d’accompagner les personnes dépendantes. C’est un gage de qualité et de respect de la personne et de son intégrité physique et morale.

La bientraitance est une notion très importante que les professionnels doivent respecter pour garantir un accueil digne améliorant le bien-être des résidents de maisons de retraite.

Décidée et mise en place par l’Agence Nationale de l’évaluation et de la qualité des Établissements et Services Médico-Sociaux (ANESM), cette démarche comprend des normes concernant le confort, le fonctionnement des structures et les conditions de travail du personnel. Des contrôles sont effectués tous les 5 ans afin de garantir une bientraitance des résidents.

Que se passe-t-il si l’ANESM considère qu’un établissement ne répond pas ou plus aux exigences de ces normes ?

Les normes ne donnent lieu qu’à une évaluation et non une certification. Donc, l’établissement qui ne respectera pas les normes aura une mauvaise note et l’établissement qui ne respectera plus les normes lors d’un contrôle verra également sa note baissée.  

L’établissement ne sera donc pas pénalisé par l’institution mais pourrait l’être par les consommateurs.

A quoi sert l’évaluation par l’ANESM pour les établissements ?

L’ANESM donne l’occasion aux établissements d’avoir une évaluation validée par l’État donc de la légitimité auprès de ses clients.

 

Quelles sont les bonnes pratiques pour détecter la bientraitance en maison de retraite ?  

L’ANESM a mis en place des recommandations faisant office de cadre de la bientraitance. Ces recommandations définissent les fondamentaux à respecter par les établissements :

  • Donner une réalité à la liberté de choix,
  • L’accompagnement de l’autonomie,
  • La communication individuelle et collective,
  • Un projet d’accueil et d’accompagnement défini et évalué,
  • Le respect de la singularité, fondement de l’intervention,
  • La vigilance concernant la sécurité physique et le sentiment de sécurité des usagers,
  • Un cadre institutionnel stable,
  • Travailler avec l’entourage et respecter les relations de l’usager avec ses proches,
  • L’articulation avec les ressources extérieures,
  • La promotion de l’expression et de l’échange des perspectives,
  • S’ouvrir à l’évaluation et à la recherche,
  • Une promotion de la parole de tous les professionnels,
  • Une prise de recul encouragée et accompagnée,
  • Un projet d’établissement ou de service construit, évalué et réactualisé avec le concours des professionnels et garant de la bientraitance.

La synthèse de ces recommandations est disponible ici.

Ayant un cadre, l’établissement choisi ensuite la façon par laquelle il va appliquer ces pratiques. Les maisons de retraite vont définir les actions précises et les règles à respecter créant ainsi, pour certaines, leurs propres chartes disponibles sur leurs sites internet ou en se référant à la liste des actions de l’ANESM.

 

La bientraitance, l’opposée de la maltraitance ?

La bientraitance et la maltraitance sont deux notions qui se complètent. En effet, la notion de bientraitance a été décidée et puis appliquée suite à la constatation d’actes de maltraitance dans les établissements comme les maisons de retraite ou les EHPAD. La bientraitance vise à empêcher les actes de maltraitance dans un premier temps mais c’est maintenant bien plus que ça, comme la définit l’ANESM : “Elle ne se réduit ni à l’absence de maltraitance, ni à la prévention de la maltraitance. La bientraitance se caractérise par une recherche permanente d’individualisation et de personnalisation de la prestation.” C’est donc devenu un véritable gage de qualité vis à vis des établissements, une référence concernant l’accompagnement des personnes dépendantes.

La maltraitance en maison de retraite :

 

La maltraitance des personnes âgées consiste en un acte, dans le cadre d’une relation censée être une relation de confiance, entraînant des blessures ou une détresse morale pour la personne qui en est victime.

Ces violences peuvent être variées et constituent un véritable préjudice à la personne âgée qui est considérée comme vulnérable.

La maltraitance se décline sous plusieurs formes : elle peut être physique, morale, médicamenteuse, financière, de négligence active ou passive, et la violation des droits fondamentaux.

Est ce que la maltraitance est aussi évaluée par l’ANESM ?

L’ANESM, évalue la maltraitance.

L’institution a pris comme point de départ, les faits de maltraitance afin de donner les clefs pour prévenir les actes de maltraitance, d’énoncer les comportements à avoir en cas de maltraitance sous nos yeux, le document est disponible en détail ici.

Suite à ces constats et recommandations l’ANESM a établi sa charte de bienveillance.

Y a-t-il une liste des établissements ayant été sanctionnés par l’ANESM ou un autre organisme pour maltraitance ?

L’ANESM n’a pas publié une liste des établissements ayant perdus leurs recommandations. Elle ne mentionne pas non plus les établissements ayant fait preuve de maltraitance.

Quels sont les signes visibles de la maltraitance ?

La maltraitance envers les personnes âgées peut être décelé par l’entourage.  Les signes visibles, les plus fréquents, de maltraitance physique sont les suivants :

  • des blessures ou des traces de coups inexpliqués (hématomes, coupures ou écorchures),
  • une apparence négligée et ou des tenues non adaptées aux saisons,
  • des hospitalisations fréquentes, des symptômes de déshydratation (fièvre, soif, maux de têtes).

La maltraitance morale, ou négligence, est plus difficile à déceler mais certains signes sont révélateurs. Ils faut faire attention :

  • aux signes de peur ou de méfiance envers certaines personnes indiquant une potentielle maltraitance,
  • aux symptômes dépressifs pouvant aller jusqu’à la tentative de suicide.