Pour bien choisir une maison de retraite, il faut d’abord faire évaluer le degré d’autonomie de la personne concernée. C’est le médecin traitant qui mène cette évaluation, selon la grille d’évaluation de la dépendance AGGIR.

 

Évaluation de l’autonomie d’une personne âgée par le médecin traitant

L’évaluation du niveau d’autonomie d’une personne âgées est nécessaire pour l’octroi et le calcul de l’APA (Aide Personnalisée Autonomie, réservée aux Personnes en perte d’Autonomie) mais aussi pour évaluer les besoins de la personne et décider en fonction de cela le type d’établissement le plus adapté.

C’est le médecin traitant qui mène cette évaluation. Elle permet d’évaluer le degré de dépendance physique et/ou psychique d’une personne âgée dans sa vie quotidienne. Elle repose sur l’utilisation de la grille nationale d’évaluation AGGIR (Autonomie Gérontologie Groupes Iso-Ressources).

 

La grille AGGIR

La grille AGGIR se compose de 10 variables liées à l’autonomie physique et psychique de la personne qui permettent de calculer son GIR (Groupe Iso-Ressource).

Ces 10 variables sont :

  • La cohérence : la personne est-elle capable d’agir et de converser de façon sensée et logique ?
  • L’orientation : la personne est-elle capable de se repérer dans le temps et dans l’espace ?
  • La toilette : la personne est-elle à même d’assurer son hygiène corporelle ?
  • L’habillage : la personne peut-elle s’habiller, se déshabiller et choisir ses vêtements elle-même ?
  • L’alimentation : la personne est-elle capable de cuisiner et de se nourrir de manière autonome ?
  • Hygiène de l’élimination : la personne souffre-t-elle d’incontinence (urinaire ou fécale) ?
  • Transferts : la personne est-elle à même de se lever, se coucher et s’asseoir ?
  • Déplacements en intérieur : la personne est-elle à même de se mouvoir avec ou sans assistance matérielle (fauteuil, canne ou déambulateur) ?
  • Déplacements en extérieur : la personne est-elle capable de se déplacer à l’extérieur, à partir de la porte d’entrée de son logement ?
  • Communication : la personne est-elle à même d’utiliser les moyens de communication (téléphone, alarme, sonnette) ?

Pour chaque variable, le médecin attribue l’une de ces 3 notes :

  • A : fait seul, totalement, habituellement et correctement
  • B : fait partiellement ou non habituellement ou non correctement
  • C : ne fait pas

Ces indicateurs permettent au médecin d’évaluer le GIR de la personne, noté de 1 (le moins autonome) à 6 (tout à fait autonome).

 

Le GIR d’une personne âgée

Les GIR (Groupes Iso-Ressources) vont de 1 à 6, du moins autonome au plus autonome.

Le GIR 1 concerne les personnes âgées confinées au lit ou en fauteuil dont les fonctions mentales sont gravement altérées et qui nécessitent une présence continue au quotidien.

Le GIR 2 concerne deux catégories de personnes :

  • Les personnes confinées au lit ou en fauteuil dont les fonctions mentales sont amoindries et qui ont besoin d’une prise en charge au quotidien.
  • Les personnes dont les capacités mentales sont gravement altérées mais qui conservent leur capacité de mobilité.

Le GIR 3 concerne les personnes qui ont conservé leur autonomie mentale mais qui nécessitent une aide plusieurs fois par jours pour les actions de la vie quotidienne (lever, toilette, habillage, repas, …).

Le GIR 4 concerne deux catégories de personnes :

  • Les personnes qui ont besoin d’assistance pour le lever et le coucher mais qui peuvent ensuite se mouvoir correctement. Elles peuvent également nécessiter des aides ponctuelles durant la journée (habillage, toilette, …).
  • Les personnes qui n’ont pas de difficulté à se déplacer mais qui ont besoin d’une assistance ponctuelle pour les activités corporelles et pour les repas.

Le GIR 5 concerne les personnes qui ont besoin d’une aide ponctuelle pour la toilette, la préparation des repas et le ménage.

Le GIR 6 concerne les personnes qui ont conservé leur autonomie dans toutes les actions quotidiennes.

Les personnes évaluées GIR 1 à 4 sont considérées comme dépendantes et peuvent bénéficier de l’APA. Les personnes concernées par les GIR 5 et 6 sont considérées comme étant indépendantes et relativement autonomes.